Guide : Volet qui claque au vent : comment l’empêcher de bouger ?
Introduction
Un volet battant qui claque au vent est désagréable, mais il peut aussi finir par abîmer le volet, ses ferrures ou la façade. Lorsqu’il est ouvert, il doit donc être correctement maintenu contre le mur à l’aide d’un système adapté.
La solution la plus courante est l’arrêt de volet. Il en existe plusieurs modèles : tête de bergère, arrêt automatique, tourniquet marseillais, arrêt à paillette… Leur fonctionnement et leur mode de fixation ne sont pas exactement les mêmes.
Le bon choix dépend surtout du type de volet, de la façade, de la position de pose et de la facilité d’utilisation recherchée.
Sommaire
- 1. Pourquoi un volet claque-t-il au vent ?
- 2. Quelles solutions permettent de maintenir un volet ouvert ?
- 3. Quel arrêt de volet choisir selon votre installation ?
- 4. Comment bien positionner et installer un arrêt de volet ?
- 5. Les erreurs à éviter
1. Pourquoi un volet claque-t-il au vent ?
Lorsqu’un volet battant est ouvert, sa surface offre une prise importante au vent. Une rafale peut donc le décoller de la façade puis le rabattre brutalement.
Le phénomène est encore plus marqué si le volet n’est pas immobilisé, si son arrêt est mal positionné ou si l’ancien système ne le bloque plus correctement.
À force, ces mouvements peuvent solliciter les gonds, pentures et fixations du volet. Le volet peut également venir taper contre le mur, une fenêtre ou un autre élément de la façade.
Un arrêt de volet sert donc à maintenir le battant dans sa position ouverte. Il ne faut pas le confondre avec les éléments qui servent à fermer ou verrouiller le volet.
Si votre ancien arrêt ne retient plus correctement le battant, commencez par regarder s’il est simplement desserré, mal réglé ou usé avant de le remplacer.
En revanche, lors de vents particulièrement forts, mieux vaut fermer les volets plutôt que compter uniquement sur leur arrêt.
2. Quelles solutions permettent de maintenir un volet ouvert ?
Il existe plusieurs systèmes. Tous remplissent la même fonction, mais ils ne retiennent pas le volet de la même manière.
L’un des plus connus est l’arrêt à tête de bergère. Il est placé sur la façade, généralement dans la partie basse du volet. Lorsque le battant passe devant lui, la partie mobile s’abaisse puis revient en position pour retenir le volet. Il suffit ensuite de la manœuvrer pour libérer le battant.
Le tourniquet marseillais fonctionne différemment. Une petite pièce pivote sur son axe : elle est tournée dans un sens pour bloquer le volet, puis dans l’autre pour le libérer.
Il existe également des arrêts automatiques ou autobloquants. Leur intérêt est de faciliter la manipulation du volet : selon le modèle, le battant se bloque lorsqu’il arrive en position ouverte et peut être libéré par une poignée ou un mécanisme prévu à cet effet. Certains modèles disposent aussi de butées permettant de s’adapter à différentes configurations.
Enfin, les arrêts à paillette ou à encoche utilisent généralement une partie fixée au volet et une autre sur la façade. Lorsque le volet est ouvert, les deux éléments viennent s’accrocher pour le maintenir.
- Tête de bergère : système traditionnel et simple.
- Tourniquet marseillais : blocage manuel par rotation.
- Arrêt automatique : manipulation facilitée.
- Arrêt à paillette ou à encoche : deux éléments viennent s’accrocher.
Le meilleur système n’est pas forcément le plus sophistiqué. Il doit surtout être compatible avec votre volet et votre façade.
3. Quel arrêt de volet choisir selon votre installation ?
Avant de choisir un arrêt, regardez d’abord comment votre volet se positionne lorsqu’il est complètement ouvert.
Le dispositif doit pouvoir retenir correctement le battant sans le forcer contre le mur. L’épaisseur du volet et la distance entre celui-ci et la façade sont donc importantes.
Certains arrêts disposent d’une butée réglable, ce qui permet d’adapter leur position à différentes épaisseurs ou configurations de volets.
Le type de fixation est également à vérifier. Les arrêts traditionnels existent notamment en versions à visser ou à sceller dans la maçonnerie.
Un modèle à visser peut être pratique lorsque le support permet une fixation mécanique adaptée. Un modèle à sceller est destiné à être ancré directement dans la maçonnerie et nécessite donc une pose différente.
Avant de commander, vérifiez notamment :
- le type de volet : bois, PVC, aluminium… ;
- son épaisseur et sa position une fois ouvert ;
- le matériau de la façade ;
- la longueur de la fixation nécessaire ;
- le système de blocage qui vous paraît le plus pratique.
Pour un volet lourd ou très exposé, évitez de choisir uniquement selon l’apparence de l’arrêt. La fixation et la résistance du modèle doivent être adaptées à l’installation.
Si vous remplacez un ancien arrêt, prendre ses dimensions et quelques photos avant démontage facilite beaucoup le choix du nouveau modèle.
4. Comment bien positionner et installer un arrêt de volet ?
Un bon arrêt de volet mal placé peut être inefficace.
Avant de percer, ouvrez complètement le volet et placez-le dans la position qu’il devra conserver. Vous pouvez alors repérer l’endroit où l’arrêt pourra réellement retenir le battant.
L’arrêt doit venir maintenir le volet sans le tordre ni exercer une pression excessive. Il doit également rester suffisamment accessible pour pouvoir être manœuvré facilement.
Si votre arrêt possède une partie mobile, vérifiez simplement qu’elle peut se déplacer librement et retenir correctement le volet une fois celui-ci ouvert.
Ne percez pas immédiatement après avoir estimé la position à l’œil. Présentez d’abord l’arrêt, testez son fonctionnement puis marquez précisément l’emplacement.
La pose dépend ensuite du modèle choisi.
Pour un arrêt à visser, utilisez une fixation compatible avec le matériau de la façade. Une fixation prévue pour du bois ne sera pas nécessairement adaptée à de la brique ou du béton.
Pour un arrêt à sceller, il faut réaliser un logement dans la maçonnerie puis fixer la tige avec un produit ou une méthode de scellement appropriée.
Dans tous les cas, respectez les dimensions et recommandations fournies avec le produit. Deux arrêts visuellement proches peuvent avoir des longueurs de tige ou des systèmes de fixation différents.
Après la pose, ouvrez et fermez plusieurs fois le volet afin de vérifier que le mécanisme :
- bloque correctement le battant ;
- se libère facilement ;
- ne frotte pas anormalement contre le volet ;
- reste correctement fixé dans la façade.
5. Les erreurs à éviter
La première erreur consiste à placer l’arrêt trop loin ou trop près du volet. Dans un cas, il ne retient pas correctement le battant ; dans l’autre, il peut empêcher le volet de venir normalement contre la façade.
Évitez également de choisir une fixation sans tenir compte du support. Une façade en pierre, en béton, en brique creuse ou en bois ne se fixe pas de la même manière.
Autres erreurs fréquentes :
- percer avant d’avoir testé la position du volet ;
- choisir un arrêt trop court ou mal adapté à l’épaisseur du battant ;
- remplacer un modèle sans relever les dimensions de l’ancien ;
- serrer ou sceller l’arrêt alors qu’il n’est pas correctement aligné ;
- conserver un arrêt qui présente beaucoup de jeu ou dont le mécanisme est usé ;
- laisser les volets ouverts lors de vents très violents en pensant que l’arrêt suffira forcément à les retenir.
Un dernier contrôle après installation permet généralement de repérer rapidement un mauvais positionnement.
Conclusion
Pour empêcher un volet de claquer au vent, il faut surtout disposer d’un système capable de le maintenir correctement contre la façade lorsqu’il est ouvert.
Tête de bergère, tourniquet marseillais, arrêt automatique ou arrêt à paillette : plusieurs solutions existent et leur fonctionnement diffère légèrement.
Avant de choisir, vérifiez surtout l’épaisseur et la position du volet, le type de façade et le mode de fixation de l’arrêt.
Et avant de percer, prenez le temps de présenter le volet en position ouverte et de tester l’emplacement du futur arrêt. Quelques centimètres de différence peuvent suffire à obtenir un maintien efficace… ou un arrêt qui ne sert presque à rien.