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Guide : Quel gant de protection choisir pour bricoler ?

 

    Guide  


Introduction 

 

Percer, monter un meuble, déplacer des matériaux ou manipuler une pièce métallique n’expose pas les mains aux mêmes risques. Un gant épais n’est donc pas forcément plus protecteur qu’un gant fin : il faut surtout choisir un modèle adapté au travail réalisé.

Pour le bricolage courant, les principaux risques sont les frottements, l’abrasion, les petites coupures, les déchirures et parfois les perforations. Le bon gant doit protéger tout en laissant suffisamment de précision pour tenir une vis, utiliser un outil ou saisir correctement une pièce.

Sommaire


1. Quel gant choisir selon le travail à réaliser ?

Commencez par identifier le principal risque pour vos mains. Pour monter une étagère, vous aurez surtout besoin de confort et de précision. Pour déplacer des planches ou manipuler une tôle, la résistance à l’abrasion ou aux coupures devient plus importante. 

Travail réalisé Protection à privilégier
Montage, vissage, petits travaux Gant léger, souple et précis
Manipulation de pièces métalliques ou coupantes Résistance à la coupure adaptée
Travaux avec matériaux rugueux Résistance à l’abrasion et à la déchirure
Travail en milieu humide ou gras Bonne préhension et revêtement adapté

Un même gant peut convenir à plusieurs usages. Il est donc plus utile de regarder ses performances, son confort et sa dextérité que de se fier uniquement à son apparence.


2. Quels sont les principaux types de gants pour bricoler ?

Il existe de nombreux modèles, mais quelques grandes catégories couvrent la majorité des travaux réalisés à la maison.

  • Gants de manutention légers : souples et assez fins, ils conviennent au montage, au vissage, au déplacement de cartons ou aux petits travaux.
  • Gants enduits : une partie de la main, généralement la paume et les doigts, possède un revêtement qui améliore l’adhérence et la résistance à l’abrasion. Ils sont très courants pour le bricolage.
  • Gants anti-coupure : conçus pour mieux protéger lors de la manipulation de tôles, pièces métalliques ou matériaux présentant des arêtes coupantes.
  • Gants de manutention renforcés : plus robustes, ils sont adaptés aux matériaux lourds, rugueux ou susceptibles d’user rapidement un gant léger.
  • Gants jetables : pratiques pour certaines tâches salissantes ou ponctuelles, mais ils ne remplacent pas un véritable gant de protection mécanique lorsque le risque de coupure ou d’abrasion est important.

Le nom commercial ne suffit toutefois pas pour comparer deux modèles. Pour connaître leur niveau réel de protection mécanique, il faut notamment regarder leur marquage EN 388.


3. Comment lire la norme EN 388 sur des gants ?

La norme EN 388 concerne les gants destinés à protéger contre les risques mécaniques. Vous la retrouverez fréquemment sur les gants de manutention et de bricolage.

Elle indique notamment les performances du gant face à :

  • L’abrasion ;
  • La coupure ;
  • La déchirure ;
  • La perforation ;
  • et, selon les modèles, un test complémentaire de résistance à la coupure classé de A à F.

Les résultats apparaissent sous le pictogramme EN 388 sous la forme d’une série de chiffres et de lettres.

En règle générale, plus le niveau obtenu est élevé, meilleure est la performance du gant pour le test concerné. Il ne faut toutefois pas rechercher systématiquement le niveau maximal.

Pour monter un meuble ou manipuler des cartons, une très forte résistance à la coupure est rarement nécessaire. En revanche, pour travailler régulièrement avec de la tôle ou des pièces présentant des arêtes vives, ce critère devient beaucoup plus important.

L’objectif est donc de choisir le niveau de protection correspondant réellement au travail effectué.


4. Faut-il choisir des gants fins ou épais ?

L’épaisseur ne détermine pas à elle seule la qualité d’un gant.

Un gant épais peut être intéressant pour la manutention de matériaux rugueux, mais devenir gênant lorsqu’il faut manipuler une petite vis ou un écrou. À l’inverse, un gant très fin apporte davantage de précision, mais peut offrir une protection insuffisante pour des travaux plus exigeants.

Pour le vissage, le montage et les travaux précis, privilégiez surtout :

  • une bonne dextérité ;
  • une paume offrant suffisamment d’adhérence ;
  • un gant qui épouse correctement la main.

Pour déplacer du bois, des parpaings ou d’autres matériaux rugueux, une protection plus résistante à l’abrasion sera généralement préférable.

Le revêtement de la paume joue également un rôle important. Selon le modèle, il peut améliorer l’adhérence, la résistance à l’usure ou la prise sur des pièces légèrement grasses.

Le meilleur gant est donc un compromis entre protection, confort, adhérence et précision.


5. Comment choisir la bonne taille de gants ?

Un gant de protection doit rester près de la main sans la comprimer.

S’il est trop grand, le bout des doigts flotte et la prise devient moins précise. Il peut également bouger ou tourner pendant le travail. S’il est trop petit, il limite les mouvements et devient rapidement inconfortable.

Une bonne taille doit permettre :

  • de fermer complètement la main ;
  • de plier les doigts facilement ;
  • de saisir une petite vis ou un écrou ;
  • de garder le gant bien en place pendant le travail.

Pour les travaux précis, la taille est particulièrement importante. Un gant très performant mais trop large peut finalement être moins pratique qu’un modèle plus simple parfaitement ajusté.

Si vous hésitez, utilisez le guide de tailles du fabricant, car les dimensions peuvent légèrement varier d’une marque à l’autre.


6. Quand faut-il remplacer ses gants de protection ?

Un gant s’use progressivement et ne conserve pas ses performances indéfiniment.

Avant de commencer un travail, vérifiez rapidement son état. Remplacez-le notamment s’il présente :

  • un trou ou une coupure ;
  • une zone très usée sur la paume ou les doigts ;
  • un revêtement qui se détache ;
  • une couture ouverte ;
  • des craquelures ou une forte déformation.

Un gant troué peut encore sembler confortable, mais la protection qu’il offre est devenue beaucoup moins fiable.

Pour les modèles réutilisables, respectez également les recommandations d’entretien. Un nettoyage ou un stockage inadapté peut détériorer les matériaux.


7. Les erreurs à éviter

Pour bien protéger vos mains pendant vos travaux :

  • ne choisissez pas un gant uniquement parce qu’il paraît épais ;
  • adaptez la résistance à la coupure aux matériaux manipulés ;
  • évitez les gants trop grands pour les travaux précis ;
  • ne continuez pas à utiliser un gant troué ou fortement usé ;
  • vérifiez que la paume offre une adhérence suffisante ;
  • ne supposez pas qu’un gant de manutention protège contre tous les risques.

Pour les produits chimiques, les fortes chaleurs ou les travaux électriques, utilisez des gants spécifiquement conçus pour ces risques.

Soyez également prudent avec les machines comportant des éléments en rotation. Un gant peut être happé par un mandrin, un foret ou une pièce tournante. Respectez toujours les consignes de sécurité du fabricant de l’outil.


Conclusion

Pour choisir des gants de protection pour bricoler, commencez par déterminer ce que vous allez manipuler et quel est le principal risque pour vos mains.

Pour les petits travaux, recherchez surtout de la souplesse et de la précision. Pour la manutention, privilégiez davantage la résistance à l’abrasion et une bonne prise en main. Face à des matériaux coupants, vérifiez particulièrement la résistance à la coupure indiquée par la norme EN 388.

Enfin, un bon gant doit être correctement ajusté et suffisamment confortable pour travailler normalement. Le modèle le plus protecteur n’est pas forcément le plus adapté : c’est celui qui correspond réellement au travail que vous allez réaliser.